Taxe d'habitation : Bruno Le Maire dément la création d'un nouvel impôt

La suppression de la taxe d'habitation, une «fake news» ? Des politiques dénoncent un nouvel impôt

La suppression de la taxe d'habitation, une «fake news» ? Des politiques dénoncent un nouvel impôt

En voilà une polémique dont le Gouvernement se serait bien passé alors qu'il entre de plein pied dans la conduite de chantiers particulièrement sensibles comme celui de la réforme de l'assurance-chômage.

Dans la soirée, Jacqueline Gourault, qui n'avait peut-être pas à annoncer les discussions sur une nouvelle taxe aussi tôt, a rétropédalé dans un tweet. Evoquant la suppression de la taxe d'habitation pour tous à l'horizon 2020, Jacqueline Gourault a indiqué que cela se fera dans le cadre "d'une réforme fiscale", qui comprendra un nouvel "impôt plus juste".

L'abolition de cette taxe "injuste " et dont les bases "n'ont pas évolué depuis 1970 " devait être simplement repensée, et permettre plutôt finalement la "création d'un nouvel impôt plus juste ", qui viendrait remplacer l'ancienne taxe d'habitation.

Le ministre de l'Economie démine. Or celle-ci, non compensée par une hausse parallèle d'un autre impôt, ferait passer la facture globale des baisses d'impôts de 21,2 milliards à 29,7 milliards, soit une hausse de 40 %! "On ne prend pas dans les poches des Français ce qu'on vient de donner d'une autre main", a insisté le patron de Bercy sur RMC, s'engageant à baisser d'un point le taux de prélèvements obligatoires d'ici la fin du quinquennat.

Dans le même temps, Le Maire a assuré que la taxe d'habitation serait totalement supprimée sur la durée du quinquennat. Le président de commission des finances de l'Assemblée nationale et député LR de la 4e circonscription de l'Oise, a choisi d'établir un parallèle taquin entre le projet de loi voulu par le président de la République pour lutter contre les fausses informations, et la promesse macronienne de suppression de la taxe d'habitation. "Il n'y aura pas de nouvel impôt en France dans le quinquennat", a-t-il ainsi déclaré à Jean-Jacques Bourdin. Une révision de la fiscalité qu'elle a justifié par un "besoin de ressources pour les collectivités locales". "Ensuite, il faudra trouver les 8,5 milliards d'euros restants", a-t-il poursuivi.

Arnaud Leroy, membre du bureau exécutif de LREM, va jusqu'à qualifier de "fake news" les déclarations de la ministre bis de l'Intérieur.

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