Accord sur le nucléaire iranien: Paris fait pression su Washington…

Le président iranien Hassan Rohani

Le président iranien Hassan Rohani

Le président américain Donald Trump a réuni jeudi ses principaux conseillers pour la sécurité nationale pour décider s'il réimpose des sanctions économiques contre l'Iran, ce qui torpillerait l'accord nucléaire signé en 2015 avec Téhéran.

La prison de Rajaee Shahr, où "sont emprisonnés de nombreux Iraniens qui ont récemment protesté contre leur gouvernement", dans une vague de manifestations qui ont fait 21 morts, est aussi visée par les nouvelles sanctions.

Ceux-ci ont à l'unanimité exprimé leur fort soutien à l'accord nucléaire, que le président américain avait promis de "déchirer" pendant sa campagne électorale en 2016.

Le président de France, Emmanuel Macron, a de son côté signifié jeudi par téléphone à M. Trump " la détermination de la France en faveur d'une application stricte de l'accord et l'importance de son respect par l'ensemble de ses signataires", selon un communiqué diffusé jeudi soir par l'Élysée à Paris. Il a été conclu entre Téhéran et les puissances du groupe P5+1 (Etats-Unis, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine), après d'âpres négociations, sous le second mandat de Barack Obama.

L'accord de 2015 a entraîné la levée d'une partie des sanctions internationales imposées à l'Iran, en échange de garanties apportées par la République islamique sur le caractère exclusivement civil de son programme nucléaire. Trump est prêt "à travailler avec nos partenaires européens pour prolonger l'accord" sur les questions en suspens, le programme balistique et la déstabilisation régionale reprochés au régime. À l'issue d'une réunion avec leur homologue iranien Mohammad Javad Zarif, Federica Mogherini a déclaré que l'accord avec Téhéran " fonctionne, rend le monde plus sûr et empêche une course à l'armement nucléaire potentielle dans la région".

Même son de cloche de Jean-Yves Le Drian qui insiste: " Il n'y a aucun doute sur le fait que l'Iran respecte cet accord " et le ministre français des Affaires étrangères appelle expressément les Etats-Unis à le respecter. Les autres signataires de l'accord conclu à Vienne il y a près de trois ans, Européens et Iraniens en tête, défendent fermement un texte censé empêcher Téhéran de se doter de l'arme atomique.

Si Washington sort de l'accord, la réponse de l'Iran sera " appropriée et lourde", et " les États-Unis vont certainement le regretter", a menacé lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne, Bahram Ghassemi.

Reste à connaître les conséquences des annonces américaines. Il avait fait part de sa volonté en octobre dernier et, aux termes de la loi américaine sur l'accord nucléaire, l'Iran Nuclear Agreement Review Act (Inara), doit informer le Congrès américain de sa position tous les quatre-vingt-dix jours.

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