Les Européens font pression sur Trump — Nucléaire iranien

Nucléaire iranien l'UE défend l'accord suspendu à la décision de Trump
AFP
 JOHN THYS

Nucléaire iranien l'UE défend l'accord suspendu à la décision de Trump AFP JOHN THYS

L'accord engage l'Iran à ne pas développer de programme nucléaire militaire, en échange de la levée de certaines sanctions économiques. Entourée de ses homologues français, allemand et britannique, la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a rencontré ce jeudi à Bruxelles le ministre iranien des Affaires étrangères. A l'issue de la réunion, les Européens "ont lancé (...) un appel commun aux Etats-Unis pour préserver l'accord de 2015" [RFI].

Cet accord encadre les activités nucléaires iraniennes en contrepartie d'une levée progressive de sanctions frappant la République islamique. Ces sanctions avaient été suspendues après la signature de ce compromis jugé historique par les autres grandes puissances qui l'ont négocié (Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne).

Or en octobre dernier, Donald Trump a refusé de "certifier" le respect de l'accord par l'Iran, "semant la confusion sur le sort du texte" [Le Point].

Téhéran, redevenu un des principaux exportateurs d'or noir du monde avec 2 millions de barils par jour, a prévenu que si les sanctions étaient rétablies, il serait prêt pour " tous les scénarios", laissant entendre qu'il considérerait alors comme caduc l'accord qu'il a signé en juillet 2015 avec Washington, Moscou, Pékin, Londres, Paris et Berlin.

"Il n'y a pas aujourd'hui d'indication qui pourrait laisser un doute sur le bon respect par la partie iranienne de l'accord puisque l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) confirme régulièrement (sa) bonne mise en oeuvre", a fait valoir le ministre français Jean-Yves Le Drian. Pour le ministre britannique Boris Johnson, c'est bien " en parallèle " qu'il convient d'aborder avec le pouvoir iranien le débat sur son rôle en Syrie, au Yémen, ou au Liban. Mais ils ont aussi évoqué les nombreux autres sujets de. "Ceci n'a rien à voir avec l'accord sur le nucléaire (.) mais il y a un besoin urgent de le faire", a-t-il expliqué.

Le président américain Donald Trump le 11 janvier 2018 à la Maison Blanche à Washington
Le président américain Donald Trump le 11 janvier 2018 à la Maison Blanche à Washington

Anthony Samrani estime que "la position des Européens est on ne peut plus claire: il faut préserver l'accord nucléaire, vivement critiqué par le président américain, tout en imposant de nouvelles lignes rouges à Téhéran".

Si les Européens ont fait bloc derrière l'Iran, hier, ils ne lui ont pas pour autant accordé un statut de sainte-nitouche.

Il a rappelé "la détermination de la France en faveur d'une application stricte de l'accord" de 2015 et "l'importance de son respect par l'ensemble de ses signataires", précise l'Elysée.

Selon des sources proches de la présidence américaine, les hauts conseillers de Donald Trump le pressent de ne pas réimposer de sanctions à l'Iran mais en privé, ajoute-t-on de même source, le président se montre réticent à suivre leurs conseils.

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