Corée du Nord : Trump se vante d'avoir le "plus gros" bouton nucléaire

La Corée du Nord aux Jeux d'hiver en Corée du Sud

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Une menace qui n'a pas plu au président américain qui lui a alors répondu via son compte Twitter: "le président nord-coréen Kim Jong-un vient d'expliquer que 'le bouton nucléaire se trouve à chaque instant sur son bureau'". Lors de son discours du Nouvel An, il a exprimé une fermeté renouvelée en matière militaire, répétant que son pays était un Etat nucléaire à part entière.

L'objectif de ce rétablissement est notamment de discuter des modalités d'un dialogue entre les deux Corées.

Donald Trump et Kim Jong-Un, les dirigeants américains et coréens se chamaillent encore par médias interposés. Selon lui, Kim Jong-un a souligné que l'amélioration des relations entre les deux pays dépendait entièrement de l'attitude responsable de leurs autorités qui en discuteront. Le ministre de l'Unification, Cho Myoung-gyon, a proposé de tenir des discussions de "haut niveau" avec Pyongyang le 9 janvier à Panmunjom.

Ses déclarations sont parvenues jusqu'aux oreilles de Donald Trump, qui s'est empressé de répondre à son homologue coréen sur Twitter: " S'il vous plait, il faut que quelqu'un dans son régime à bout de souffle l'informe que moi aussi je possède un bouton nucléaire.

Le dirigeant nord-coréen a également "salué" le soutien apporté par Séoul à sa proposition de paix, a déclaré de son côté Ri Son-Gwon, chef du Comité nord-coréen pour la réunification pacifique de la Corée (CRPC), à la télévision officielle nord-coréenne.

Depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), les deux Etats rivaux sont séparés par la zone démilitarisée (DMZ), l'une des frontières les plus fortement armées du monde. Les derniers pourparlers bilatéraux de décembre 2015 s'étaient soldés par un échec.

Tous les canaux officiels de communications furent à nouveau rompus en février 2016 par Pyongyang après que Séoul eut décidé unilatéralement de fermer la zone industrielle intercoréenne de Kaesong, pour protester contre le quatrième essai nucléaire du Nord. Cette décision est un "développement significatif", a estimé le porte-parole du président sud-coréen. Et d'ajouter: " L'ensemble des États-Unis sont à portée de nos armes nucléaires ".

Le président américain a traité M. Kim de "petit gros" et "d'homme-fusée".

Mais pour la Maison Blanche, cette annonce n'est qu'un "rafistolage".

Pour Go Myong-Hyun, analyste à l'Institut Asan des études politiques, Pyongyang cherche à se défendre contre les sanctions et les pressions américaines en se servant de Séoul comme "bouclier".

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