Washington donne raison à Boeing dans son conflit avec Bombardier

Phase finale de l'enquête de la plainte de Boeing contre les avions C Series

Phase finale de l'enquête de la plainte de Boeing contre les avions C Series

Ces nouveaux emplois et investissements américains " s'ajoutent aux 22.700 emplois déjà soutenus par le programme CSeries de Bombardier grâce à sa base d'approvisionnement américaine", ajoutait l'avionneur après son audition devant l'ITC.

Chrystia Freeland a indiqué que son gouvernement allait étudier en détail cette décision afin d'"évaluer les possibilités en matière d'appel".

L'administration Trump, qui martèle sa volonté de défendre les entreprises et les emplois américains, avait ouvert au printemps une enquête à la demande de Boeing qui accuse son concurrent canadien de vendre à perte son tout nouveau moyen-courrier. Les droits compensatoires passent de 219,63 pour cent à 212,39 pour cent, alors que le droit antidumping demeure inchangé, à 79,82 pour cent.

Dans deux décisions préliminaires du 26 septembre et du 6 octobre, le département du Commerce avait donné satisfaction à Boeing, fixant d'une part, des droits devant compenser les subventions (dits "compensateurs") à 220% du prix de chaque avion Bombardier vendu aux Etats-Unis et, d'autre part, un taux anti-dumping à 79,82%. Des audiences ont eu lieu en début de semaine.

" Cette décision est basée sur un examen complet et impartial des faits dans un processus ouvert et transparent", a commenté le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross, cité dans le communiqué.

Si Airbus ne rencontre pas de problème avec les autorités de la concurrence, une FAL pour les CSeries sera construite à Mobile, à côté de celle produisant des monocouloirs de la famille A320. La décision "finale" du DOC est attendue mardi. Bombardier avait comme objectif de terminer l'assemblage de 40 C Series à Mirabel, en 2018.

La compagnie aérienne Delta Air Lines négocie avec Bombardier pour que les 75 CS100 commandés l'année dernière soient assemblés en Alabama plutôt qu'au Canada, conséquence de la dispute transfrontalière avec Boeing.

Dans une réaction sur le même ton, le manufacturier Bombardier a estimé que le département américain du Commerce "ignore les pratiques commerciales en vigueur depuis longtemps dans l'industrie aéronautique, y compris les prix de lancement et le financement de plusieurs milliards de dollars des programmes d'avions".

De son côté, l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale (AIMTA) a estimé que la décision du département du Commerce compromettait sa crédibilité.

L'USITC a obtenu des "preuves claires que les avions CSeries ne menacent aucunement Boeing" d'autant que le constructeur américain n'avait pas formulé d'offres de B737 à Delta, a également fait valoir Bombardier.

"On nous a présenté l'impossible pour ensuite nous faire avaler l'inacceptable", s'est insurgé le président de la section locale 712, Yvon Paiement, qui représente 4700 travailleurs de Bombardier.

À la Bourse de Toronto, l'action de catégorie B de Bombardier a clôturé à 3,02 $, en recul de quatre cents, ou 1,31 pour cent.

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