Vers la fin de l'ère Merkel — Allemagne

La Commission européenne se veut confiante sur l’issue de la crise allemande – méthode Cou

La Commission européenne se veut confiante sur l’issue de la crise allemande – méthode Cou

Une crise jamais connu dans l'histoire guette l'Allemagne.

Les voisins de l'Allemagne, a-t-il souligné, seraient alarmés si la classe politique allemande se révélait incapable d'être à la hauteur de ses responsabilités.

Angela Merkel a annoncé lundi être prête à mener son parti dans de nouvelles élections en vue d'un quatrième mandat de chancelière si la crise politique majeure qui fragilise son pays et l'Europe toute entière se poursuit.

Dans l'immédiat, la chancelière attend de voir si le président allemand Frank-Walter Steinmeier, un social-démocrate, parviendra à convaincre son parti de reconsidérer son refus de gouverner avec elle. Celui-ci a laissé entendre dimanche qu'il prendrait son temps, ce scénario n'ayant pas ses faveurs.

"Une chancelière en grand danger", estimait lundi l'hebdomadaire Der Spiegel. Si le candidat échoue à obtenir une majorité absolue par deux fois, soit il se lance avec un gouvernement minoritaire, soit le chef de l'Etat dissout le Parlement.

La chancelière a cependant promis de "tout faire pour que ce pays soit bien dirigé au cours des semaines difficiles à venir " à la tête de son gouvernement actuel de gestion des affaires courantes.

Mais en cas de législatives anticipées, avec ou sans Merkel, rien ne garantit que le résultat du nouveau scrutin soit différent du précédent.

" C'est un jour de grande réflexion sur la manière d'avancer en Allemagne", a déclaré à la presse une Angela Merkel visiblement fatiguée".

L'entrée en force à la Chambre des députés de l'AfD a donné au pays une assemblée sans majorité évidente.

Angela Merkel continue à payer le prix politique de sa politique généreuse d'accueil des migrants en 2015. Les Verts voulaient davantage de souplesse.

Les chefs de l'AfD Alexander Gauland et Alice Weidel se sont donc réjouis "d'éventuelles nouvelles élections".

Le patron des libéraux Christian Lindner, qui a rompu les pourparlers durant la nuit, était lui accusé par certains politiques et éditorialistes d'avoir fait échouer les négociations à des fins électoralistes. Lindner a jugé qu'il n'y avait pas suffisamment "de positions communes et de confiance mutuelle" pour envisager un gouvernement de coalition de ce type.

L'intéressé a, lui, assuré qu'il n'avait fait que se rendre à l'évidence: les positions des uns et des autres étaient trop éloignées.

La situation en Allemagne est aussi une mauvaise nouvelle pour ses partenaires européens, la France en particulier, qui a présenté en septembre des propositions de relance de l'Union européenne et de la zone euro.

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