L'état d'urgence pourrait de nouveau être enclenché à l'avenir, selon Gérard Collomb

Gérard Collomb-ministre de l'Intérieur-état d'urgence

Gérard Collomb-ministre de l'Intérieur-état d'urgence

"Mais je pense que la loi que nous avons fait passer nous permet de gérer la situation et surtout de prévenir un certain nombre d'attentats", a poursuivi Gérard Collomb, faisant allusion à la loi antiterroriste appelée à prendre la suite de l'état d'urgence dès mercredi.

Mais assis, aux côtés de la journaliste dans le "fumoir" du ministère, la salle qui a servi de quartier général à l'un de ses prédécesseurs, Bernard Cazeneuve, durant les attentats du 13-novembre, Gérard Collomb a réaffirmé la nécessité de la levée de l'état d'urgence: "On ne pouvait y rester toujours". Le ministre a assuré que onze lieux de culte avaient été fermés et que vingt personnes demeuraient assignés à résidence à ce jour. Dans le cadre de la nouvelle loi antiterroriste, une "vingtaine de personnes" seront désormais assignées à résidence.

"Elles devront " pointer tous les jours au commissariat ou dans une gendarmerie ", a-t-il précisé, soulignant qu'" au départ de l'état d'urgence, il y avait des centaines de personnes concernées", alors qu'aujourd'hui leur nombre est " relativement limité ".

Alors qu'une nouvelle loi antiterroriste, reprenant plusieurs mesures de l'état d'urgence, entre en vigueur, le ministre français de l'Intérieur a estimé que le pays pourrait revenir à cet état d'exception en cas d'attentat de grande ampleur. "Si elle devenait (la situation) extrêmement dramatique, nous pourrions revenir à cet état d'urgence ", a-t-il dit sur la chaîne de télévision BFMTV.

Instauré dans la foulée des attaques djihadistes du 13 novembre 2015 à Paris, les plus meurtriers jamais commis en France avec 130 personnes tuées, l'état d'urgence laisse place à une loi antiterroriste qui a été critiquée par des associations de défense des droits de l'Homme.

Une vingtaine de proches de femmes de jihadistes parties en Syrie ou en Irak ont récemment envoyé une lettre au président Macron et ses ministres pour leur demander de permettre aux mineurs et aux femmes avec enfants français de rentrer en France, et aux secondes d'y être jugées en fonction de leurs actes.

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