Les É.-U. restent dans l'accord nucléaire iranien

Manifestation contre le président américain à Teheran le 22 septembre

Manifestation contre le président américain à Teheran le 22 septembre

La France, l'Allemagne et le Royaume uni ont exprimé vendredi leur préoccupation à propos de la décision des Etats-Unis de ne pas "recertifier" devant le congrès l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, les mettant en garde contre les risques liés à l'imposition de nouvelles sanctions contre Téhéran.

Donald Trump a annoncé vendredi que les Etats-Unis ne se retireraient pas de l'accord international sur le nucléaire iranien, précisant cependant qu'il ne "certifierait" pas le fait que Téhéran respecte ses engagements.

Il a plutôt expédié l'enjeu dans la cour du Congrès et des sept autres pays signataires de l'accord, en indiquant aux élus de durcir la loi qui régit la participation des États-Unis et de corriger une série de lacunes dans l'accord.

Dans son discours, le chef de la Maison-Blanche a dénoncé le comportement de la "dictature iranienne" au Proche-Orient. "L'Iran est gouverné par un régime fanatique" et est "l'un des principaux soutiens au terrorisme" dans le monde, a-t-il taxé.

L'Iran fait l'objet du "régime de vérification nucléaire le plus solide" et respecte l'accord sur son programme, a réaffirmé de son côté le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Une telle annonce entraînerait l'ouverture d'un débat au Congrès des États-Unis, lequel aurait alors 60 jours pour décider de réimposer ou non les sanctions américaines suspendues contre Téhéran.

A l'inverse le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a immédiatement félicité le président pour sa "décision courageuse".

Il a ajouté que toute modification de l'accord permettrait à l'Iran d'agir, et a averti que le geste des États-Unis pourrait déstabiliser la conjoncture internationale. Paris, Berlin et Londres ont déclaré rester "engagés" dans l'accord sur le nucléaire iranien.

Dans un communiqué commun, le président français, la chancelière allemande et la Première ministre britannique disent toutefois partager les inquiétudes de Washington au sujet sur le programme balistique de la République islamique et se déclarent prêts à prendre "de nouvelles mesures" pour y répondre.

Mais depuis son installation à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a donné un net coup de barre. Cet accord a pourtant été une avancée majeure du mandat de Barack Obama pour empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique. M. Tillerson a déclaré que Donald Trump demandera aux élus de présenter un projet de loi qui rétablirait automatiquement des sanctions levées dans le cadre de l'accord si l'Iran franchissait l'une des nombreuses zones gâchettes nucléaires et non nucléaires.

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