Indépendance de la Catalogne: Puigdemont repousse son annonce

Près de 850 personnes ont été blessées par les forces de l'ordre qui ont fait usage de matraques et de balles en caoutchouc pour s'opposer à la tenue du scrutin selon le bilan communiqué par le gouvernement régional

Près de 850 personnes ont été blessées par les forces de l'ordre qui ont fait usage de matraques et de balles en caoutchouc pour s'opposer à la tenue du scrutin selon le bilan communiqué par le gouvernement régional

Alors qu'il devait intervenir lundi devant le parlement régional pour s'exprimer sur les suites du référendum, Carles Puigdemont a annoncé repousser son allocution à mardi. Selon le gouvernement séparatiste de Carles Puigdemont, qui n'a pas encore publié les résultats définitifs du scrutin, le oui à l'indépendance l'aurait emporté avec près de 90 % des suffrages - soit un peu plus de 2 millions de personnes - et un taux de participation autour de 42 %. Tout en affirmant son intention "de mettre en œuvre les résultats du référendum ".

L'instabilité dans cette région grande comme la Belgique alarme tous les Espagnols, mais aussi l'Europe.

La Cour s'était déjà prononcée contre la tenue de ce référendum, mais l'exécutif catalan et la majorité séparatiste du Parlement régional ont toujours ignoré ses décisions.

Le gouvernement espagnol appelle les indépendantistes catalans à dissoudre leur parlement et à convoquer des élections dans la région, afin de surmonter la crise entre Madrid et Barcelone.

Il ne semble plus chercher à tout prix à maintenir la séance de lundi.

Le préfet, principal représentant de l'Etat en Catalogne, a pour la première fois présenté des excuses vendredi au nom des forces de l'ordre.

À Madrid pendant ce temps l'Audience nationale, spécialisée dans les affaires touchant à la sécurité nationale, a entendu le chef de la police catalane, son adjointe et les dirigeants des deux principales associations indépendantistes pour des faits de "sédition ", des manifestations remontant au 20 et 21 septembre.

Depuis le début de la crise actuelle, la justice a agi avec fermeté contre les indépendantistes.

La Cour constitutionnelle espagnole a suspendu la session du Parlement régional de Catalogne prévue lundi prochain au cours de laquelle les dirigeants séparatistes devaient proclamer l'indépendance. Jeudi, la banque catalane Banco de Sabadell, la cinquième d'Espagne, a annoncé à l'issue d'une réunion d'urgence de son conseil d'administration qu'elle déménageait son siège social hors de la Catalogne, dans la ville d'Alicante, dans le sud-est de l'Espagne.

Le responsable des Entreprises au sein du gouvernement catalan a symboliquement réclamé le même jour "un cessez-le-feu" avec le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy, en appelant son camp à ne pas s'empresser de déclarer unilatéralement l'indépendance de la Catalogne.

Ces déclarations se produisent alors que les tensions entre Madrid et Barcelone ont plongé l'Espagne dans sa plus grave crise politique depuis son retour à la démocratie en 1977. Mais une telle suspension échaufferait encore davantage les esprits en Catalogne, risquant de déclencher une spirale de violence.

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