Offensive sociale de Macron, accusé d'être le "président des riches" — France

Des salariés de Whirlpool à Amiens

Des salariés de Whirlpool à Amiens

C'est donc dans une ambiance nettement plus apaisée que M. Macron, vêtu d'un gilet jaune fluo, est venu discuter mardi avec les salariés et les représentants syndicaux. De l'autre, Macron refuse de s'en mêler et vante sa réforme du Code du travail. Le désormais député de la France insoumise a demandé un engagement des pouvoirs publics sur la question des intérimaires. "Moi, je suis pour qu'il y ait plus de dialogue social dans l'entreprise, alors il y a des réformes qui peuvent être contestées, que certains ne partagent pas, mais moi je pense que ces réformes, elles évitent justement d'avoir un marché du travail tel qu'il est aujourd'hui: vous avez les gens qui vont dans l'entreprise et qui ont la protection, et ceux qui tournent autour...", a conclu le président. "On ne peut pas se réveiller demain!", a lancé le parlementaire.

Prudent, le Président laisse d'abord répondre Nicolas Decayeux, patron du groupe du même nom qui a repris l'entreprise amiénoise.

"Je ne toucherai pas au plan social" Emmanuel Macron a semblé lui opposer une fin de non-recevoir, répondant: "Je suis très sensible au sujet des intérimaires, mais moi je ne toucherai pas au plan social et au plan de reprise".

Le chef de l'Etat a salué chez Whirlpool "un dialogue social qui fonctionne", ajoutant que les salariés n'avaient "jamais joué la politique du pire".

Dans une pique adressée à François Ruffin, Emmanuel Macron a dit ne pas vouloir "aller faire du contentieux alors que la priorité [était] de créer de l'emploi et de l'activité". "Quand des salariés savent faire cela, ça paye", a-t-il ajouté, avant de promettre de regarder comment protéger les droits des intérimaires.

Averti par son équipe, Emmanuel Macron avait aussitôt réagi en se rendant à son tour sur le piquet de grève pour un échange tendu avec les salariés. Il en a profité pour rappeler que la réforme du droit du travail qui vient d'entrer en vigueur après la publication des ordonnances. "Les entrepreneurs, les entreprises", a-t-il dit. Le député a tenté de convaincre le président de rendre visite à des salariées de crèche qui vont perdre leur contrat.

Pour protester contre la politique menée par Emmanuel Macron, le " président des riches", le collectif Picardie Debout qui a porté la candidature de François Ruffin lors des législatives de juin dernier, appelle d'ailleurs à une manifestation qui démarrera mardi à 11 h 30 au Cirque Jules Vernes, à Amiens.

Être responsable, c'est investir dans la formation qui conduit à un emploi stable, plutôt que dans les emplois aidés précaires. "Je n'ai pas besoin de vous pour rencontrer les vraies gens", a répliqué Emmanuel Macron.

Recommended News

We are pleased to provide this opportunity to share information, experiences and observations about what's in the news.
Some of the comments may be reprinted elsewhere in the site or in the newspaper.
Thank you for taking the time to offer your thoughts.