38 personnes blessées par des charges policières — Catalogne

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Le président indépendantiste de la Catalogne, Carles Puigdemont, a dénoncé dimanche la violence injustifiée dont la police nationale a fait usage à Barcelone pour disperser les manifestants qui voulaient participer au référendum.

Des policiers anti-émeutes sont entrés de force dans le bureau où devait voter le président indépendantiste de Catalogne.

À la mi-journée, le silence régnait dans Barcelone, troublé ponctuellement par le vrombissement d'hélicoptères, des cris de manifestants et des sirènes de police.

"La police et la garde civile devaient agir", a-t-il expliqué en précisant qu'elles ne visent pas "les personnes (mais) le matériel électoral".

Mais dans un des 2.300 bureaux de vote mis en place par l'exécutif régional pour permettre aux 5,3 millions de Catalans de voter, à Figueras, une journaliste a constaté un blocage du système informatique. En fin de matinée, le gouvernement catalan assurait que 73% des bureaux restaient ouverts.

En cas de fermeture par la police de leur bureau de vote, les gens pouvaient voter n'importe où ailleurs, l'exécutif régional disposant de ce qu'il appelle "un recensement universel". "Il n'y aura pas de référendum", a martelé le porte-parole du gouvernement conservateur espagnol Inigo Mendez de Vigo.

Depuis début septembre, la tension monte dans la région de 7,5 millions d'habitants. En revanche, plus de 70% des Catalans souhaitent trancher le débat par le biais d'un référendum légal.

"J'ai voté. Ensemble, nous sommes inarrêtables pour défendre la démocratie", a écrit Piqué sur Twitter. "Le gouvernement a tout prévu pour que tout se déroule de manière normale", a déclaré Carles Puigdemont à moins de 24 heures du référendum interdit sur l'indépendance, en demandant aux catalans d'éviter toute violence.

Elles inquiètent beaucoup d'Espagnols qui sont pour la première fois descendus dans la rue par milliers samedi pour protester contre le référendum jugé non représentatif.

Certains criaient même "Puigdemont en prison".

Madrid a multiplié les mesures judiciaires et les opérations de police ces dernières semaines, provoquant des manifestations d'indignation de dockers, de pompiers et de milliers d'étudiants.

Et dimanche la Une grave du quotidien El Pais assurait que la démocratie espagnole était "face à son plus grand défi" depuis la mort du dictateur Francisco Franco en 1975.

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