Pourquoi Airbnb ne paie presque pas d'impôts en France

Google s'est vu infliger un redressement fiscal de plus d'1 milliard d'euros pour les années 2005

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En France, 400000 annonces de logements (dont 60000 à Paris) sont en effet proposées sur le site, pour un chiffre d'affaires estimé à 65 millions d'euros annuels. Et Paris, est même sa première ville avec 60 000 annonces.

La plateforme américaine de logement n'aurait payé que 92 944 euros d'impôts en France en 2016, selon des informations du Parisien. Un montant plus élevé qu'en 2015 - l'entreprise s'était alors acquittée de 69.168 euros - mais dérisoire par rapport à son poids.

La plate-forme de location entre particuliers affiche des revenus similaires (5 124 800 euros) sur son exercice 2016, pour un résultat net à 237 900 euros.

La société pratique une stratégie d'optimisation fiscale. Selon la plateforme, il s'agit d'une "optimisation fiscale ". Le Parisien rappelle que Airbnb a son siège social dans l'Etat du Delaware, l'équivalent d'un paradis fiscal au sein des Etats-Unis, avec un siège européen en Irlande, profitant d'une fiscalité favorable avec un impôt sur les sociétés à un taux de 12,5%, bien inférieur à ce qu'imposent les autres Etats européens.

Rien d'illégal cependant, explique Le Parisien.

"La communauté Airbnb a eu un impact (sur l'économie française) de plus de 6,5 milliards d'euros en 2016", fait valoir Airbnb sur son site, s'appuyant sur les dépenses des touristes dans les restaurants, les transports ou les musées. Pour présenter ce chiffre, Airbnb s'appuie sur une étude commandée... par ses propres soins. "Nous nous conformons aux règles et payons toutes les taxes que nous devons, là où nous opérons", a-t-elle répondu au Parisien.

La location de courte durée est une activité réglementée depuis 2014 (Loi ALUR): la location de sa résidence principale est limitée à 120 jours par an.

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