Paris lance un ultimatum, Rome répond fermement — STX France

Si l'Italie accepte l'accord les salariés vont bientôt devenir actionnaires de leur propres chantiers. Des personnes qu'Emmanuel macron avait rencontrées le 30 mai à Saint-Nazaire

Si l'Italie accepte l'accord les salariés vont bientôt devenir actionnaires de leur propres chantiers. Des personnes qu'Emmanuel macron avait rencontrées le 30 mai à Saint-Nazaire

"Il ne s'agit pas d'un problème de nationalité mais de concurrence", ajoute-t-il.

"Nous recevrons le ministre Le Maire mardi prochain à Rome et nous écouterons la proposition du gouvernement français à partir de ce point d'équilibre".

L'État avait jusqu'au 29 juillet pour faire valoir ses droits de préemption sur les chantiers de Saint-Nazaire, ces derniers étant considéré comme stratégiques. Samedi, la justice coréenne doit entériner la revente des parts détenus par ce groupe en difficulté.

La France dispose jusqu'à vendredi d'un droit se préemption sur la totalité du capital.

L'avenir des chantiers STX avait pourtant été apparemment scellé il y a deux mois, via un accord permettant la reprise de l'entreprise par le groupe italien Fincantieri.

Pourquoi cet accord pose-t-il problème?

Elle avait déjà brandi la menace d'une nationalisation temporaire lors des discussions qui ont abouti en avril à un accord prévoyant le rachat de 55% STX France de Saint-Nazaire par le groupe public italien Fincantieri (pour 48%) associé à une fondation transalpine (7%). En cas de mauvais temps sur le carnet de commandes, l'élu redoute que Fincantieri fasse travailler les Italiens plutôt que les Français.

C'est une vraie bataille navale... au sujet des chantiers navals de STX France, à Saint-Nazaire. "On a expliqué en long et en large que pour des raisons de logistique, d'espace, on ne peut pas faire à Trieste ce qu'on peut faire à Saint-Nazaire, donc il n'y a aucun risque de déplacer des filières de production ou de l'emploi de Saint-Nazaire à Trieste", siège de Fincantieri, a déclaré le secrétaire d'Etat italien aux Affaires européennes, Sandro Gozi. "C'est une façon de gagner du temps" sur les négociations, nuance un proche du dossier dans Le Monde. L'Etat français devait conserver un tiers du capital et un droit de veto. Il est en particulier question de renforcer la coopération franco-italienne en matière de bâtiments militaires de surface. Rome insiste pour obtenir au moins 51% du capital et le contrôle du conseil d'administration du constructeur naval français. Le camp italien aurait ainsi 54,6 % et le camp français 45,3 % sans que Fincantieri soit majoritaire. "L'Italie n'a aucune intention d'aller de l'avant si ces conditions ne sont pas là", estime son collègue du Développement économique, Carlo Calenda.

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