Pécresse renonce à présider Les Républicains

Geoffroy Didier: Je m'opposerai à l'exclusion des constructifs

Geoffroy Didier: Je m'opposerai à l'exclusion des constructifs

La présidente de la région Île-de-France annonce qu'elle refuse de "participer à une guerre des chefs" pour la présidence des Républicains, et annonce le lancement d'un mouvement au sein du parti pour une droite "pas poreuse avec le FN". Le Président de la région Hauts-de-France souhaitait que son homologue d'Ile-de-France soit candidate à la présidence des Républicains. "Je ne participerai pas à une guerre des chefs à l'automne, parce qu'elle serait stérile tant que la question de la ligne n'est pas tranchée", déclare-t-elle au JDD, en plaidant pour le report du Congrès du parti à 2018 au lieu de décembre 2017.

Elle se dit convaincue qu'il est possible de "refonder de l'intérieur" LR, mais prévient qu'un départ du parti est possible "si on ne s'y sent pas chez nous".

Selon Valérie Pécresse, "la bonne stratégie pour regagner la confiance des électeurs est plutôt d'incarner une droite authentique: ni soumise à Macron ni poreuse avec le FN".

"J'ai beaucoup consulté, explique-t-elle". Une droite bien dans ses valeurs, mais aussi bien dans son époque.

En conséquence, elle lance un mouvement appelé "Libres". Une droite qui ose le mot écologie; qui soit laïque; une 'droite de la preuve' qui innove dans les territoires. Elle précise ne pas faire "seulement" allusion à Laurent Wauquiez, le numéro deux des Républicains, pour l'instant seul candidat pressenti à la tête du parti. Et d'ajouter: "Ce qui se dessine, c'est une ligne d'opposition brutale et très conservatrice. (.) Quelles que soient ses failles (.) Emmanuel Macron sera toujours plus rassembleur qu'une droite recroquevillée sur sa frange conservatrice".

Pour autant, pas question de rester les bras croisés pour Valérie Pécresse; "J'ai décidé de créer un mouvement d'idées qui, à ce stade, se situe au sein des Républicains". Libres! serait un bon nom. Soyonslibres.fr sera notre site.

Co fondateur du groupe de "Constructifs" pro-gouvernement à l'Assemblée nationale, Thierry Solère répond à ses détracteurs en évoquant le conflit qui avait opposé Jean-François Copé et François Fillon à l'hiver 2012. Libres aussi de vouloir incarner la relève, de faire monter la jeune génération, de féminiser.

Sur cette question de la ligne du parti, elle déplore que "certains veulent un retour à la ligne Buisson, celle qui nous a fait perdre en 2012", estimant que, "derrière, il y a la tentation d'un rapprochement avec l'extrême-droite".

"Nous verrons ensuite si nos idées sont majoritaires".

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