Rwanda: BNP Paribas visée par une plainte pour complicité dans le génocide

Selon la revue XXI l'armée française aurait participé au réarmement des Hutus au Rwanda en 1994

Selon la revue XXI l'armée française aurait participé au réarmement des Hutus au Rwanda en 1994

L'auteur de l'article, le journaliste Patrick de Saint-Exupéry, se base sur un témoignage d'un haut fonctionnaire qui aurait consulté un ordre de réarmement signé par Hubert Védrine, alors secrétaire général de l'Elysée.

Le haut fonctionnaire chargé de faire le tri et d'examiner ces documents que l'ancien président français François Hollande avait promis de déclassifier en avril 2015, a ainsi mis la main sur une note prouvant que les soldats français de l'opération Turquoise, déployée en juin 1994, soit trois mois après le début du génocide, ont reçu l'ordre de réarmer ceux qui viennent de commettre le génocide. La revue XXI publie mercredi une longue enquête où elle affirme que Paris a sciemment réarmé les miliciens et les militaires responsables des massacres. Selon ce spécialiste du conflit rwandais, l'ouverture des archives n'a pas été effective en raison du "constat qu'a réalisé ce haut fonctionnaire qui a vu des documents extrêmement compromettants".

"Détourner l'attention des journalistes". "J'étais effaré que nous fassions cela alors que nous les avions en partie désarmés et que nous savions qu'ils avaient du sang jusqu'au cou".

Dans sa livraison du 28 juin, la revue XXI apporte des informations inédites sur l'aide multiforme apportée par Paris aux extrémistes hutus organisateurs du génocide au Rwanda, en 1994.

Des accusations confirmées par l'ancien officier Guillaume Ancel, déployé au Rwanda à cette époque.

Treize ans après la publication de l'Inavouable (Les Arènes, 2004) dans lequel il mettait en cause le rôle trouble de la France au cours du génocide des Tutsis du Rwanda en 1994, Patrick de Saint-Exupéry reprend la plume pour asséner une vérité stupéfiante: la France a réarmé les assassins en toute connaissance de cause. Mais l'opération "Turquoise" a souvent été pointé du doigt. Et d'ajouter que "le 16 avril 2014, entendu devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, Hubert Védrine a dit, je cite: +Ce n'est pas la peine de découvrir sur un ton outragé qu'il y a eu des livraisons qui ont continué (...)".

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