Trump exhorte le Qatar à arrêter "immédiatement" de financer le terrorisme

AFP- FAYEZ NURELDINE

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"Le Qatar a fait des progrès pour enrayer le soutien financier et expulser les terroristes de son pays, mais il doit faire plus et il doit le faire plus rapidement", a déclaré Rex Tillerson en complément de son appel à la levée du blocus, ce vendredi.

Cela démontre que le Qatar "affirme d'un côté lutter contre le terrorisme alors que d'un autre il soutient, finance et héberge des organisations terroristes", ajoute la même source.

Le président des Etats-Unis a estimé vendredi que le Qatar était un Etat qui, historiquement, soutenait le terrorisme "au plus haut niveau". "Sur quel base fondent-ils leurs accusations?", a demandé cheikh Mohammed, en rappelant que le Qatar "coopère avec le gouvernement américain dans la coalition mondiale contre le groupe terroriste autoproclamé État islamique".

Lundi, l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, l'Égypte et le Yémen ont suspendu leurs relations diplomatiques et tous leurs échanges avec le Qatar, à qui ils reprochent de " soutenir le terrorisme ".

Il a assuré que Doha pouvait tenir "éternellement" malgré le blocus qui lui est imposé, ajoutant que le Qatar "respectait" ses engagements internationaux et qu'à ce titre, il ne couperait pas ses livraisons de gaz aux Émirats arabes unis, l'un des trois pays du Golfe à avoir rompu avec lui.

Un séisme diplomatique survenu quinze jours à peine après une visite à Riyad de Donald Trump, qui avait alors demandé aux pays musulmans d'agir de manière décisive contre l'extrémisme religieux. Le petit pays du Golfe abrite une base militaire américaine stratégique, pièce maîtresse du dispositif des Etats-Unis au Moyen-Orient, notamment pour intervenir en Irak et Syrie.

Une autre dépêche de l'agence SPA ne reprend pas ce que le chef de la diplomatie américaine a dit sur le fait que le blocus faisait du tort aux Qataris ordinaires, à la vie des entreprises et à la lutte menée par les Etats-Unis contre l'Etat islamique. Son homologue allemande Sigmar Gabriel a confirmé que des pourparlers sont en cours, en concertation avec divers alliés de la région de même qu'avec Washington. Les autorités du Qatar avaient affirmé fin mai avoir été victimes de "hackers " qui avaient publié sur le site Internet de l'agence de faux propos attribués à l'émir cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani et rompant avec le consensus régional sur plusieurs sujets sensibles dont l'Iran.

A quelques heures d'intervalle, Rex Tillerson a assuré que les mesures prises par certains pays arabes contre le Qatar mettaient en péril l'intervention américaine contre Daesh, alors que Donald Trump s'attribuait cette même décision.

La Banque centrale des Émirats a ordonné vendredi le gel des avoirs des personnes et entités listées.

Ces accusations sont " sans fondement", a rétorqué Doha. Le ministre émirati a cependant exclu que la tourmente actuelle dégénère.

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