STX-Fincantieri: Macron veut "revoir" l'accord d'actionnariat

Pierfrancesco Vago a confirmé cette commande, annoncée l'an dernier, à l'occasion de l'inauguration du paquebot MSC Meraviglia par le président Macron.

Emmanuel Macron a également indiqué qu'il allait remettre en cause l'accord de principe signé par son prédécesseur François Hollande concernant le rachat des chantiers navals par leur concurrent italien Fincantieri.

"Mais je veux aussi vous dire qu'au-delà, en lien avec nos amis italiens - et j'ai parlé hier au président du conseil Paolo Gentiloni - et en lien avec les principaux clients des chantiers, je souhaite que les équilibres de principe trouvés en avril 2017 puissent être revus", a-t-il poursuivi.

Cet accord conclu avec l'ancien gouvernement disait que côté français, l'Etat (qui détient un tiers du capital de STX France) conservera un droit de veto et le constructeur militaire public français DCNS devait entrer à hauteur de 12%.

Pour expliquer ce souhait de revoir l'accord, Emmanuel Macron a précisé qu'il souhaitait qu'une "nouvelle structure actionnariale permette de (.) garantir la pérennité des emplois, car en aucun cas, en raison de l'actionnariat, ne doit être privilégié un site contre un autre", et de protéger "l'indépendance et la souveraineté stratégique" de la France.

L'Etat pouvait préempter l'accord jusqu'à 60 jours après sa signature.

Fincantieri, qui emploie 19.200 personnes dans le monde, était le seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté, STX Offshore and Shipbuilding.

Le MSC Meraviglia, mastodonte de 35.000 tonnes d'acier et de 9.000 tonnes d'électronique, a nécessité 26 mois de construction depuis la découpe de la première tôle et a représenté six millions d'heures de travail pour les 2.600 salariés de STX et ses quelque 5.000 employés d'entreprises sous-traitantes.

Le groupe MSC Croisières vient de confirmer une commande de 4,5 milliards d'euros pour quatre paquebots au chantier naval STX, à Saint-Nazaire.

Il est présenté aujourd'hui, par la direction, comme un facteur décisif dans l'obtention des derniers contrats: le carnet de commandes de l'entreprise est désormais plein "jusqu'en 2026", a souligné le chef de l'Etat lors d'une visite sur les chantiers navals.

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