Macron sommé de "faire pression" sur Poutine — Homophobie en Tchétchénie

Le président russe Vladimir Poutine le 29 mai 2017 à Versailles près de Paris  © POOL  AFP  Etienne LAURENT

Le président russe Vladimir Poutine le 29 mai 2017 à Versailles près de Paris © POOL AFP Etienne LAURENT

Lors de leur conférence de presse conjointe lundi, Emmanuel Macron avait déclaré que pour la France, "la ligne rouge" à ne pas dépasser était l'utilisation d'armes chimiques "par qui que ce soit". "Toute utilisation d'armes chimiques fera l'objet de représailles et d'une riposte immédiate", a-t-il dit, alors que Moscou est un allié indéfectible du régime de Bachar al-Assad, accusé d'avoir plusieurs fois utilisé des armes chimiques dans le conflit qui dure depuis plus de six ans.

En 2013, son prédécesseur, François Hollande avait renoncé en pareilles circonstances à une intervention militaire contre le régime de Damas après le recul américain et britannique.

Macron a toutefois souhaité un "partenariat" renforcé avec Moscou pour lutter contre le terrorisme en Syrie.

"La lutte contre le terrorisme" est la "priorité absolue", a souligné M. Macron. "Selon nos informations, il n'y a aucune preuve d'utilisation d'armes chimiques par (le président syrien Bachar al-) Assad, maintient-il".

A la fermeté de M. Poutine pour qui "les sanctions " contre la Russie ne contribuent "aucunement " à régler la crise ukrainienne, le président français a répondu en rappelant qu'il y aurait "une discussion " au format Normandie, réunissant Russie, Ukraine, France et Allemagne, dans les "prochains jours ou semaines " pour éviter "une escalade " des tensions dans ce pays.

Les soupçons d'ingérence des hackers russes dans la campagne présidentielle française n'ont en revanche selon les deux présidents pas été abordées.

"Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d'influence", a-t-il asséné au côté de M. Poutine, qui est resté silencieux.

Une position que semble partager Vladimir Poutine. "Pourquoi refuser une rencontre avec une personnalité intéressante pour nous?"

M. Macron a par ailleurs affirmé avoir évoqué "très précisément" la question des droits de l'Homme avec M. Poutine.

Emmanuel Macron avait accueilli Vladimir Poutine au Château de Versailles par une poignée de main appuyée et chaleureuse, dans un décor monarchique et somptueux, avec tapis rouge et gardes républicains.

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