Accord sur un allègement espéré lundi — Dette grecque

Vers un allègement de la dette grecque

Vers un allègement de la dette grecque

Dans le cas contraire, un Eurogroupe extraordinaire pourrait être rapidement convoqué, car le temps presse: Athènes, qui doit rembourser en juillet sept milliards d'euros d'anciennes créances, a besoin d'argent. Si ses créanciers ne se mettent pas d'accord, l'Etat pourrait faire défaut. M. Moscovici a ainsi affirmé sur France Inter que "la Grèce a pris ses responsabilités" et qu'il "souhaite que maintenant les partenaires de la Grèce que nous sommes prennent aussi leurs responsabilités" [Le Figaro].

Pour contenter ses créanciers, le gouvernement d'Alexis Tsipras a fait adopter le 18 mai de nouvelles mesures très douloureuses malgré les grèves et les manifestation.

Un accord sur un allègement de la dette grecque est espéré depuis des mois pour écarter le spectre renaissant d'un "Grexit" et soulager les inquiétudes de la zone euro. Athènes a rempli sa part du contrat. Pendant le vote, près de 10.000 personnes, selon la police, manifestaient devant le Parlement à l'appel des syndicats. "Il n'y a plus d'excuses pour tergiverser encore sur la question de l'allègement de la dette", a-t-il ajouté.

Le gouvernement d'Alexis Tsipras espère, grâce à l'accord et à ses nouvelles mesures d'économies, que la Banque centrale européenne jugera "la dette de son pays suffisamment sûre pour l'intégrer enfin à son programme massif d'achats", ce qu'elle fait déjà pour tous les autres membres de la zone euro. "Les décisions sont désormais entre les mains des institutions pour permettre notre accès au QE (quantitative easing, le programme de rachat de dettes de la BCE) et notre retour sur le marché obligataire", a poursuivi Euclide Tsakalotos. Athènes a rempli ses obligations, avec son nouveau plan d'austérité.

Au sein de l'Eurogroupe les avis divergent.

Si un accord était trouvé lundi, celui-ci devrait encore être approuvé par le Conseil des gouverneurs du FMI, sans doute en juin. L'enjeu de ce lundi est de générer un compromis entre les parties sur les termes de l'accord.

Pour le commissaire français aux Affaires économiques Pierre Moscovici, "on est très près en réalité d'un accord global" [Le Monde].

Vu les efforts consentis, les créanciers étaient prêts à discuter d'un allégement de la dette grecque (179% du PIB).

Wolfgang Schäuble a ainsi dit en arrivant s'attendre à un "accord de principe" qui déboucherait dans les prochaines semaines sur un déboursement.

"Le président de la République a rappelé sa volonté de trouver un accord prochainement pour alléger dans la durée le poids de la dette grecque", a-t-on souligné après cet entretien téléphonique.

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