Discours de Donald Trump à Riyad : "Tout le monde craint un dérapage"

Le premier voyage à l'étranger du président Américain Donald Trump a débuté, samedi, par un accueil royal en Arabie Saoudite et agrémenté par l'annonce de méga-contrats excédant 380 milliards de dollars, dont 110 pour les seules ventes d'armements à Ryad.

Dans le domaine de l'énergie, Aramco, le géant pétrolier saoudien, a indiqué avoir conclu "des accords de 50 milliards de dollars" avec de grandes compagnies américaines. Franceinfo vous résume ce qu'il faut retenir de ce premier voyage officiel, qui s'achève dimanche 21 mai. Cette fois-ci, le ton est tout autre.

La fille aînée du président, Ivanka, et son époux Jared Kushner font partie de la délégation présidentielle, qui comprend aussi Stephen Bannon, conseiller stratégique de Trump au centre de controverses pour des déclarations jugées hostiles à l'islam. Le président a par ailleurs participé brièvement à la danse traditionnelle au sabre lors d'une cérémonie d'accueil.

Elle s'est exprimée lors d'une table ronde à Ryad sur l'expérience des Saoudiennes et leur place dans l'activité économique du pays, avec la participation de femmes d'affaires et de représentantes de la société civile. Le meilleur de l'Europe pour la FranceTaittinger traverse la Manche pour se lancer dans l'aventure du "sparkling wine": "Regardez comme c'est joli!"

Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a pour sa part évoqué des contrats militaires d'une valeur de près de 110 milliards de dollars, qu'il a présentés comme " l'accord d'armements le plus important de l'histoire des Etats-Unis ".

Les équipements de défense visent à soutenir "la sécurité à long terme" de l'Arabie et de la région du Golfe "face aux menaces iraniennes", a précisé un responsable de la Maison-Blanche.

Le roi Salmane a serré la main à Trump, ainsi qu'à son épouse qui était habillée sobrement, avec les cheveux au vent, contrairement aux Saoudiennes qui sont obligées de se couvrir la tête en public.

La Première dame, Mélania Trump, et le président des Etats-Unis, Donald Trump, arrivent en Arabie saoudite, le 20 mai 2017. "Nous avons déjà assez d'ennemis".

Ce dimanche, Donald Trump doit prononcer à Ryad un discours soulignant ses 'espoirs' pour une 'vision pacifique' de l'islam.

Contraste saisissant avec sa rhétorique de campagne - au cours de laquelle il avait affirmé "l'islam nous déteste" -, le magnat de l'immobilier a longuement insisté sur le fait que ce combat n'était pas "une bataille entre religions". "Il y a énormément de haine", lançait-il en mars 2016. Plus d'un an plus tard, dans ses habits de président de la première puissance mondiale, il est cependant probable qu'il opte pour un registre sensiblement différent, qui pourrait finalement ne pas être très éloigné de celui de ses deux prédécesseurs, Barack Obama et George W. Bush.

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